Règlement pour les compétitions

 

Règle 1. Ring. 2

Règle 2. Equipement du ring pour les compétitions. 2

Règle 3. Gants. 3

Règle 4. Bandages des mains. 3

Règle 5. Tenue. 3

Règle 6. Age, catégorie de poids et pesée. 4

Règle 7. Hommage (Wrai Khru) et rounds. 5

Règle 8. Seconds. 5

Règle 9. Arbitres. 6

Règle 10. Juges. 9

Règle 11. Superviseur. 9

Règle 12. Chronométreur et présentateur. 10

Règle 13. Décisions. 10

Règle 14. Système de notation. 12

Règle 15. Fautes. 13

Règle 16. Comptage. 14

Règle 17. Médecin. 14

Règle 18. Drogues et substances interdites. 15

Règle 19. Compétitions nationales et internationales officialisées par la WMC. 15

Règle 20. Interprétation des règles non évoquées. 16

 

 

 

Règle 1. Ring

En compétition, le ring doit suivre les standards définis ci-après :

  • Le ring est spécialement conçu pour les compétitions. Il doit mesurer au minimum 6,10 x 6,10 mètres et au maximum 7,30 x 7,30 mètres. Les mesures doivent être prises depuis le bord intérieur des cordes. Il doit être construit très solidement et respecter tous les principes de sécurité. Le plancher du ring doit s’étendre au moins à 50 centimètres, et au plus à 90 centimètres du bord des cordes.

 

  • Le plancher doit être situé au minimum à 1,20 mètres du sol et ne doit pas dépasser 1,50 mètres. 4 poteaux d’une hauteur maximale de 2,70 mètres et d’un diamètre de 10 à 12,5 cm en partant du sol sont positionnés aux coins du ring pour soutenir les cordes. Le plancher du ring doit être recouvert d’un matériau souple d’une épaisseur comprise entre 2,50 centimètres et 3,75 centimètres maximum. Une toile parfaitement positionnée doit couvrir toute la surface du ring.

 

  • Le ring doit respecter la configuration suivante : le coin rouge est positionné à gauche de la table des officiels, le coin bleu est opposé au coin rouge et les deux autres sont appelés coins neutres.

 

  • Le ring doit être équipé de quatre cordes de 3 à 5 centimètres de diamètres, recouvertes d’un matériau doux. Les cordes doivent être placées respectivement à 45 centimètres, 75 centimètres, 105 centimètres et 135 centimètres de la surface du ring, la mesure étant prise au sommet de la corde. De chaque côté, les cordes doivent être fermement reliées entre elles par deux solides bandes de toile fines de 3 à 4 cm de largeur. Chaque coin doit être rembourré avec de la matière amortissante en bon état pour protéger les boxeurs. Le coin rouge et le coin bleu doivent disposer d’escaliers pour permettre aux boxeurs et à leurs seconds de monter sur le ring. Les coins neutres peuvent aussi être équipés d’escaliers pour permettre à l’arbitre, au docteur et d’autres personnes d’accéder au ring.

 

Règle 2. Equipement du ring pour les compétitions

Le ring doit posséder les équipements décrits ci-après :

  • Deux chaises ou tabouret pour les boxeurs

 

  • Une serpillère pour essuyer le sol du ring et deux serviettes

 

  • Deux petites bouteilles d’eau pour boire et deux pour rafraîchir les boxeurs

 

  • Deux serviettes.

 

  • Deux sceaux d’eau.

 

  • Des tables et des chaises pour les officiels.

 

  • Une cloche

 

  • Un ou deux chronomètres

 

  • Des bulletins de notes

 

  • Une boite fermée pour les bulletins de notes

 

  • Un jeu de pancarte pour annoncer les rounds

 

  • Une civière

 

  • Une paire de ciseaux médicaux

 

  • D’autres instruments nécessaires à la compétition (ex. : un ampli et un micro)

 

Règle 3. Les gants

  • La partie en cuir des gants de compétitions ne doit pas peser plus de la moitié du poids total des gants et la partie rembourrée des gants doit peser au moins la moitié du poids total. Il est interdit de modifier la forme ou la consistance des gants.

 

  • Les boxeurs doivent utiliser uniquement les gants certifiés par le conseil exécutif de la WMC, en accord avec le règlement et fournis par l’organisateur.

 

  • Le poids des gants en compétition est le suivant :

 

  • Les boxeurs des catégories de poids Mini Mouche à Plume utilisent des gants de six (6) onces (132 grammes).

 

  • Les boxeurs des catégories de poids Super Plume au poids Mi-moyen utilisent des gants de huit (8) onces (227 grammes).

 

  • Les boxeurs des catégories de poids Super Mi-moyen au poids Super Lourd utilisent des gants de dix (10) onces (284 grammes).

 

  • Les lacets des gants doivent être attachés avec des nœuds situés à l’arrière du poignet. Les gants doivent être inspectés et estampillés par un officiel de la compétition chargé de les contrôler afin de s’assurer que les boxeurs portent des gants qui respectent la réglementation jusqu’à ce qu’ils montent sur le ring.

 

Règle 4. Bandages des mains

  • Les boxeurs doivent bander leurs mains à l’aide une bande souple de six (6) mètres de longueur maximum et cinq (5) centimètres maximums de largeur pour chaque main.

 

  • Les boxeurs peuvent utiliser du sparadrap ou du ruban adhésif, d’une longueur maximum d’un (1) mètre et de deux centimètre et demi (2,5) de largeur maximum pour chaque main, pour compléter le bandage sur le poignet et le dos de la main. Il est totalement interdit d’en disposer sur la tête des métacarpes et les doigts.

 

  • Le bandage des mains doit être inspecté et estampillé par un officiel de la compétition avant que le boxeur ne puisse mettre les gants de compétition.

 

Règle 5. Tenue

  • Les boxeurs doivent porter un short propre arrivant à mi-cuisse, sans t-shirt ni chaussures. Les boxeurs du coin rouge doivent porter un short de couleur rouge, rose, marron ou blanc. Les boxeurs du coin bleu doivent porter un short bleu, bleu marine ou noir.

Les femmes doivent porter en plus une brassière sans manche ou à manches courtes.

 

  • Les boxeurs doivent porter une coquille pour protéger les parties génitales. Elle doit être solide et à même de protéger les boxeurs contre d’éventuels coups de genoux et autres.

Les femmes doivent porter en plus un protège poitrine.

 

  • Les boxeurs ne sont pas autorisés à avoir les cheveux trop longs et de la barbe. La moustache est autorisée mais elle ne doit pas être trop grande et ne doit pas dépasser.

Les femmes doivent soigneusement attacher leurs cheveux de façon à ce que cela ne gêne pas lors du combat. Les bandeaux pour cheveux peuvent être en caoutchouc ou en tissu élastique. Les bandeaux doivent être de taille raisonnable et ne pas contenir de partie métallique ou dure.

 

  • Les ongles des doigts et des orteils doivent être soigneusement coupés à ras.

 

  • Les boxeurs portent un bandeau sacré (appelé Mongkol) seulement lorsqu’ils rendent hommage (le Wai Khru) avant le combat. Pendant le combat, les boxeurs peuvent porter un brassard doté d’une inscription, sorte d’amulette ou porte-bonheur nommé Prajiad autour du bras ou autour de la taille (le Takrut). Dans le dernier cas, il faut qu’il soit soigneusement enveloppé pour éviter de se blesser.

 

  • Les boxeurs peuvent porter une chevillière à chaque pied, mais elles ne doivent pas protéger les tibias ni être enroulées sur elles-mêmes.

 

  • Les boxeurs ne peuvent pas porter de ceinture ou d’ornement dangereux.

 

  • Il n’est pas permis d’appliquer de la vaseline, de l’huile, du baume, de la graisse, de la crème à base de plantes sur le corps ou les gants du boxeur.

 

  • Le boxeur doit porter un protège-dents moulé lors du combat.

 

  • Si l’équipement du boxeur n’est pas propre ou en accord avec les règles précédemment énoncées aux points 5.1 à 5.9, l’arbitre doit demander au boxeur de se soumettre au règlement avant le début de la rencontre. Durant le combat, si l’équipement du boxeur est mal positionné, l’arbitre doit arrêter le combat immédiatement pour le replacer.

 

Règle 6. Age, catégorie de poids et pesée.

  • Les boxeurs doivent être âgés d’au moins 15 ans pour combattre.

 

  • Les boxeurs doivent peser au moins 100 livres (45.36 kilogrammes) pour combattre.

 

  • Deux boxeurs combattant l’un contre l’autre ne peuvent pas avoir plus de cinq (5) livres (2.27 kilogrammes) d’écart, sauf dans la catégorie de poids Super Lourd.

 

  • Les boxeurs doivent bénéficier d’au moins trois (3) heures de repos entre la pesée et le début du combat.

 

  • Catégories de poids :

 

Catégorie Livres Kilogrammes
Mini Mouche 105 47.62
Mouche Junior 108 48.99
Mouche 112 50.80
Coq Junior 115 52.16
Coq 118 53.52
Plume Junior 122 55.34
Plume 126 57.15
Léger Junior 130 58.97
Léger 135 61.24
Mi-moyen Junior 140 63.50
Mi-moyen 147 66.68
Moyen Junior 154 69.85
Moyen 160 72.58
Super Moyen 168 76.20
Lourd Léger 175 79.38
Super Lourd Léger 182 82.55
Mi-lourd 190 86.18
Lourd 209 95.00
Super Lourd +209 +95.00

 

  • Pesée

 

  • Les boxeurs doivent se peser sans vêtements le jour du combat entre 8h00 et 10h00. L’organisateur peut modifier cet horaire s’il juge que cela est nécessaire, pour motif valable.

 

  • Avant la pesée, les boxeurs doivent être examinés par un médecin pour attester de leur aptitude physique à participer à la compétition.

 

  • Le manager du boxeur ou son représentant peut assister à la pesée.

 

Règle 7. Hommage (Wrai Khru) et rounds

  • Avant le combat, chaque boxeur doit rendre hommage en accord avec l’art et la tradition du Muay Thaï. Cette cérémonie est accompagnée de musique avec des instruments tels que le hautbois javanais (Pi Chawa), des tambours javanais (Klong Khaek) et des cymbales (Ching) qui donnent le rythme. Le combat commence après l’hommage.

 

  • Les boxeurs doivent se toucher les gants avant le début du premier round et avant le début du dernier round, symbolisant qu’ils combattent dans un esprit sportif en accord avec les règles officielles en vigueur.

 

  • Un combat se déroule en cinq (5) rounds de trois (3) minutes avec deux (2) minutes de repos entre chaque round.

Pour les femmes, les combats se déroulent en cinq (5) rounds de deux (2) minutes, avec un temps de repos de deux (2) minutes entre chaque round.

 

Règle 8. Seconds.

  • Chaque boxeur peut avoir deux (2) seconds. L’arbitre doit être informé du choix du second principal et de son assistant avant le combat. Pour les championnats, chaque boxeur peut avoir trois (3) seconds, mais seulement deux (2) d’entre eux sont autorisés à entrer dans le ring durant les temps de repos.

 

  • Devoirs des seconds :

 

  • Les seconds ne doivent pas donner de conseils ou encourager leur boxeur durant le combat. S’ils enfreignent cette règle l’arbitre les met en garde, les averti, ou les démet de leurs fonctions.

 

  • Durant le combat, les seconds doivent rester assis. Avant chaque round, ils doivent retirer les serviettes, les bouteilles et tout autre objet de la surface du ring.

 

  • Durant le temps de repos, les seconds doivent vérifier que l’équipement du boxeur est prêt pour le combat. S’il y a un problème, les seconds doivent immédiatement le signaler à l’arbitre pour le résoudre.

 

  • Lorsqu’ils mettent de l’eau sur les boxeurs, les seconds ne doivent pas mouiller le sol du ring. Ils doivent aussi essuyer leur boxeur.

 

  • Les seconds ne doivent pas employer de mots vulgaires ou blesser les boxeurs pendant ou après le combat.

 

  • Les seconds doivent porter une tenue avec le logo de leur club. Ils ne doivent présenter aucun caractère offensant ni injurieux.

 

  • Le second principal peut abandonner pour son boxeur en pénétrant dans le ring.

 

  • Les seconds ne sont pas autorisés à jeter une éponge ou une serviette sur le ring, particulièrement pendant un compte.

 

  • Les seconds doivent apporter leur propre matériel, équipement et support médical dans leur coin. Celui-ci peut contenir les éléments suivants :

 

  • Eau

 

  • Glace

 

  • Serviette

 

  • Adrénaline en solution 1/1000 ou d’autres substances approuvées par le médecin

 

  • Gaze

 

  • Coton-tige

 

  • Ciseaux médicaux

 

  • Bandages

 

  • Cotton absorbant

 

Règle 9. Arbitres.

La principale préoccupation des arbitres est la prise en charge des boxeurs.

  • Tenue des arbitres :

 

  • Les arbitres doivent porter un pantalon bleu ou noir, une chemise avec l’emblème WMC, sur la poitrine à gauche.

 

  • Les arbitres doivent porter des chaussures légères sans talons.

 

  • Les arbitres ne doivent pas porter de lunettes ou de bijoux.

 

  • Les ongles des arbitres doivent être soigneusement coupés à ras.

 

  • Devoirs des arbitres :

 

  • Eviter qu’un boxeur en état de faiblesse ne puisse recevoir des coups excessifs et inutiles.

 

  • Faire en sorte que les règles et le fairplay sont rigoureusement respectés.

 

  • Interpréter les règles et les appliquer, prendre des décisions ou être en mesure d’agir lors de situations non prévues par le règlement.

 

  • Contrôler le combat à tout moment.

 

  • Inspecter les gants, la tenue et le protège-dents des boxeurs.

 

  • Utiliser les trois commandements comme décrit ci-après :

 

  • « หยุด» (YUD) : Pour ordonner aux boxeurs d’arrêter.

 

  • « แยก» (YAK) : Pour ordonner aux boxeurs de se séparer l’un de l’autre. Après le YAK les deux boxeurs doivent reculer d’au moins un pas avant de réengager le combat.

 

  • « ชก» (CHOK) : Pour ordonner aux boxeurs de combattre.

 

  • Les arbitres doivent faire un signe clair et précis pour désigner la faute du boxeur.

 

  • Lorsqu’un arbitre disqualifie un boxeur à cause d’une grave violation des règles ou qu’il arrête le combat, il doit informer le superviseur des raisons ayant motivé ses choix.

 

  • Les arbitres ne doivent pas permettre aux boxeurs qui enfreignent intentionnellement les règles, d’obtenir un avantage (ex. : tenir les cordes pour frapper son adversaire).

 

  • Les arbitres ne doivent engager aucune action pouvant influencer le combat de n’importe quelle façon, de sorte qu’un boxeur puisse gagner ou perdre l’avantage (ex. : compte rapide ou lent, avertissement ou pas d’avertissement).

 

  • A la fin de la rencontre, l’arbitre doit récupérer les bulletins de notes des trois juges et les remettre au superviseur pour le contrôle et le décompte.

 

  • A la fin du combat, l’arbitre doit faire venir les deux boxeurs au centre du ring face à la table des officiels. Il lève la main du gagnant lors de l’annonce de la décision finale.

 

  • Les arbitres ont interdiction formelle de donner leur avis sur un combat passé ou à venir et de répondre à des interviews sans la permission préalable du conseil exécutif de la WMC.

 

  • Pouvoir des arbitres :

 

  • Mettre fin au combat à n’importe quel moment s’il le considère comme étant à sens unique.

 

  • Mettre fin au combat s’il voit que l’un des boxeurs souffre d’une grave blessure qui l’empêche de poursuivre le combat. Il peut consulter le médecin et doit suivre ses recommandations.

 

  • Mettre fin au combat s’il juge que l’un des boxeurs ne combat pas sérieusement. Dans ce cas, l’un des boxeurs ou les deux peuvent être disqualifiés.

 

  • Arrêter de compter s’il voit que cela peut mettre le boxeur en danger.

 

  • Arrêter le compte si l’adversaire ne va pas au coin neutre ou sort du coin neutre avant que le compte ne soit fini.

 

  • Arrêter le combat pour faire une remarque ou mettre un avertissement si un boxeur ne respecte pas les règles ou déroge au règlement.

 

  • Disqualifier un boxeur s’il ignore les commandements de l’arbitre ou se comporte de façon agressive envers lui.

 

  • Démettre de ses fonctions le second qui ne respecterait pas le règlement. L’arbitre peut disqualifier le boxeur dont le second ne respecterait pas ses ordres.

 

  • L’arbitre a le pouvoir de disqualifier ou déclarer un combat « sans décision » si un boxeur enfreint plusieurs fois les règles, après un avertissement ou une mise en garde, ou même sans indication préalable.

 

  • Pour donner un avertissement à un boxeur qui ne respecte pas les règles, l’arbitre doit arrêter le combat et avertir clairement le boxeur en faute afin qu’il comprenne la cause et la raison de l’avertissement. L’arbitre doit faire un signe de la main, montrer le boxeur pour informer tous les juges qu’il prononce un avertissement. L’arbitre doit prononcer une disqualification lorsqu’un boxeur a reçu trois avertissements ou déclarer le combat « sans décision ». S’il s’agit d’une faute grave, l’arbitre peut le disqualifier sans qu’il n’y ait eu de remarque ou d’avertissement préalable.

 

  • L’arbitre peut faire des remarques à un boxeur. Les remarques servent à informer le boxeur qu’il doit être prudent pour éviter de faire une faute à l’encontre du règlement.

 

  • Procédure de comptage pour les boxeurs hors du ring

 

  • Si lors d’une attaque avec des techniques en règles, un boxeur chute en-dehors du ring, l’arbitre doit ordonner à son adversaire d’aller au coin neutre le plus éloigné. Si le boxeur hors du ring met trop de temps à remonter sur le ring, l’arbitre doit le compter immédiatement.

 

  • Lorsqu’un boxeur (ou les deux), tombe hors du ring, l’arbitre doit compter jusqu’à « ยี่สิบ» (YISIP) ou vingt. Si le boxeur parvient à retourner dans le ring avant le compte de vingt, le combat continue et le boxeur ne perd pas de point.

 

  • L’arbitre doit arrêter de compter si une personne gêne ou retarde le boxeur tombé hors du ring. L’arbitre doit alors clairement avertir la personne fautive puis reprendre le compte. Si la personne fautive continue, l’arbitre doit arrêter le combat et informer le superviseur.

 

  • Si deux boxeurs tombent hors du ring, l’arbitre doit compter. Si l’un des boxeurs tente de retarder le retour dans le ring, l’arbitre doit arrêter le compte, clairement avertir le boxeur fautif puis reprendre le compte. Si le boxeur fautif continue, l’arbitre doit le disqualifier de sorte qu’il perde le combat ou que le combat demeure « sans décision ».

 

  • Si les deux boxeurs tombent hors de ring, que l’arbitre est en train de compter et que l’un des deux boxeurs est capable de retourner sur le ring avant le compte de 20, l’arbitre doit déclarer ce boxeur-ci comme vainqueur. Cependant, si les deux boxeurs ne peuvent retourner dans le ring avant le compte de 20, l’arbitre doit déclarer un nul.

 

Règle 10. Juges.

  • Les juges doivent être vêtus comme les arbitres. Ils peuvent cependant porter des lunettes.

 

  • Devoirs des juges :

 

  • Il doit y avoir un juge de chaque côté du ring, assis à une certaine distance des spectateurs.

 

  • Lors du combat, les juges ne doivent pas parler avec les boxeurs ou d’autres personnes. Si nécessaire, ils peuvent parler avec l’arbitre durant l’intervalle de repos entre les rounds pour l’informer en cas d’incident (ex. : mauvaise conduite du second, cordes détendues).

 

  • Les juges décident seuls de leur notation, en accord avec le règlement. Les juges inscrivent les notes sur un bulletin à la fin de chaque round et ils doivent additionner les notes des boxeurs de chaque round.

 

  • Les juges doivent désigner le vainqueur et signer le bulletin de notes avant de le remettre à l’arbitre.

 

  • Les juges ne doivent pas quitter leur place jusqu’à ce que l’arbitre annonce le résultat du combat.

 

  • Les juges ont l’interdiction formelle de donner leur avis ou répondre à des interviews à propos d’un combat passé ou à venir sans l’autorisation préalable du conseil exécutif de la WMC.

 

Règle 11. Superviseur

  • Devoirs du superviseur

 

  • Assigner les arbitres et les juges à leurs fonctions au sein de la compétition

 

  • S’assurer du comportement des juges et des arbitres et du bon respect du règlement. Dans le cas où un arbitre ou un juge effectuerait son devoir de manière incorrecte ou inefficace, le superviseur doit faire un rapport à l’organisateur, ou au secrétaire général de la WMC (pour les championnats internationaux).

 

  • Résoudre les éventuels problèmes lors de la compétition et rapporter les incidents à l’organisateur.

 

  • Conseiller les arbitres et juges sur les prises de décision.

 

  • Contrôler l’exactitude des éléments suivants sur tous les bulletins de notes : somme des notes, nom des boxeurs, désignation du vainqueur et signature des juges.

 

  • Informer le présentateur du résultat du combat pour l’annonce faite au public.

 

  • Informer l’organisateur et faire état au conseil exécutif de la WMC des sanctions à appliquer dans le cas où un boxeur enfreindrait intentionnellement et plusieurs fois une règle, en contradiction avec l’éthique et l’esprit sportif.

 

  • Dans le cas où un incident inhabituel se produirait, empêchant alors le juge et l’arbitre d’exercer leurs fonctions, le superviseur devrait agir immédiatement, par tous les moyens, pour permettre de poursuivre la rencontre.

 

  • Pouvoirs du superviseur :

 

  • Le superviseur peut remettre en cause les décisions de l’arbitre et des juges uniquement dans les cas décrits ci-après :

 

  • Si la décision de l’arbitre est en contradiction avec le règlement

 

  • Si les juges ont mal additionné les notes, entraînant un résultat différent

 

Règle 12. Chronométreur et présentateur

  • Le chronométreur et le présentateur sont assis près du ring à leur places attitrées.

 

  • Devoirs du chronométreur :

 

  • Contrôler le nombre de rounds et le temps d’action de chaque round, le temps de repos entre les rounds et le temps de coupure pendant les rounds.

 

  • Signaler le début et la fin de chaque round en sonnant la cloche.

 

  • Signaler cinq (5) secondes avant le début de chaque round pour que le ring soit libéré.

 

  • Déduire le temps d’interruption ou le temps arrêté par l’arbitre du temps total du round.

 

  • Contrôler le temps avec un chronomètre ou une horloge pendant la durée totale du combat.

 

  • Le chronométreur ne doit pas sonner pendant que l’arbitre est en train de compter, malgré la fin du temps du round. Le chronométreur doit sonner la cloche lorsque l’arbitre donne l’ordre « ชก» (CHOK) ou « combattez ».

 

  • Devoirs du présentateur :

 

  • Annoncer les noms, camps de boxe ou pays, coins, et poids des deux boxeurs aux spectateurs lorsque les boxeurs entrent sur le ring.

 

  • Annoncer que les seconds doivent quitter le ring lorsqu’ils entendent le signal du chronométreur.

 

  • Annoncer le début et la fin de chaque round.

 

  • Annoncer la décision du combat et désigner le vainqueur.

 

Règle 13. Décisions.

  • Victoire aux points :

 

  • A la fin du combat, le boxeur avec la majorité de décision des juges remporte le combat.

 

  • Victoire par hors-combat (KO) :

 

  • Dans le cas où un boxeur est sonné et ne peut pas reprendre le combat dans les dix (10) secondes, son adversaire gagne par hors-combat.

 

  • Victoire par hors-combat technique (TKO) :

 

  • Si un boxeur domine très clairement son adversaire ou que le combat est à sens unique.

 

  • Si l’adversaire ne peut continuer le combat immédiatement après la fin de l’intervalle de repos entre les rounds.

 

  • Si l’adversaire est sérieusement blessé et ne peut continuer le combat.

 

  • Si l’adversaire a été compté plus de deux (2) fois (c.à.d. 3 fois) dans un round, ou plus de quatre (4) fois (c.à.d. 5 fois) sur le combat entier.

 

  • Si l’adversaire tombe hors du ring et ne peut pas y retourner après que l’arbitre ait compté jusqu’à « ยี่สิบ» (YISIP) vingt (20).

 

  • Si l’adversaire se retire du combat à cause d’une blessure ou pour d’autres motifs.

 

  • Victoire par disqualification :

 

  • Si l’adversaire enfreint plusieurs fois les règles et que l’arbitre le disqualifie, qu’il y ait eu ou non des avertissements ou des mises en garde préalables.

 

  • Victoire par forfait :

 

  • Si l’adversaire d’un boxeur ne passe pas le contrôle médical du médecin, ne parvient pas à être au poids, ou ne se présente pas à l’évènement tel qu’initialement prévu.

 

  • Décision nulle :

 

  • Si la majorité des décisions donnent un nul.

 

  • Si les deux boxeurs sont sonnés et qu’ils sont comptés jusqu’à dix (10).

 

  • Si les deux boxeurs sont tombés hors du ring et ont été compté jusqu’à vingt (20).

 

  • Si les deux boxeurs sont gravement blessés et qu’ils ne peuvent pas poursuivre le combat.

 

  • Sans décision :

 

  • Si l’arbitre considère que l’un des boxeurs n’est pas sérieux et qu’il déclare qu’« il n’y a pas de décision pour ce combat car le coin rouge / bleu / les deux boxeurs combattent de manière déshonorante ».

 

  • Pas de combat :

 

  • Si l’arbitre a fait des remarques aux boxeurs et prononcé des avertissements mais que les boxeurs continuent de combattre.

 

  • Annulation du combat :

 

  • En cas de détérioration du ring, d’émeute des spectateurs, ou de situation inattendue causant l’impossibilité de continuer le combat.

 

Règle 14. Système de notation

  • Une note doit être attribuée lorsqu’un boxeur utilise les poings, les pieds, les genoux et les coudes comme armes de combat Muay Thaï pour frapper son adversaire avec puissance, précision, sans protection et en accord avec le règlement.

 

  • L’avantage dans la notation est attribué :

 

  • Au boxeur qui touche le plus sa cible avec des techniques de Muay Thaï.

 

  • Au boxeur qui frappe sa cible avec le plus de force, de puissance et de précision, en utilisant des techniques de Muay Thaï.

 

  • Au boxeur qui peut causer le plus de dommages physiques à son adversaire en utilisant des techniques de Muay Thaï.

 

  • Au boxeur qui démontre le meilleur style d’attaques offensives.

 

  • Au boxeur qui démontre une meilleure défense d’art et techniques de Muay Thaï.

 

  • Au boxeur qui enfreint le moins les règles.

 

  • L’avantage dans la notation n’est pas attribué au :

 

  • Boxeur qui enfreint une règle lorsqu’il utilise ses techniques de Muay Thaï.

 

  • Boxeur qui donne des coups à son adversaire alors que son adversaire bloque avec ses bras ou ses jambes

 

  • Boxeur qui n’utilise que des frappes légères, sans puissance ou la tête en avant.

 

  • Boxeur qui lorsqu’il donne un coup de pied sur sa cible, se fait saisir la jambe par son adversaire et est envoyé au sol. Le boxeur ayant donné le coup de pied marque cependant un point. Mais s’il tombe volontairement lorsque son adversaire saisit sa jambe, c’est une transgression des règles.

 

  • Au boxeur qui jette son adversaire au sol sans utiliser de techniques de Muay Thaï.

 

  • Système de notation des points :

 

  • Le vainqueur du round obtient une note de dix (10) points complets et son adversaire peut obtenir neuf (9), huit (8) ou sept (7) points. Il n’y a pas de demi points.

 

  • Pour un round équivalent, les deux boxeurs obtiennent la note de dix (10) points (10:10).

 

  • Le vainqueur d’un round obtient la note de dix (10) points et le perdant neuf (9) points (10:9), dans les situations où les règles 13.4.4 à 13.4.7 ne s’appliquent pas.

 

  • Le vainqueur qui domine un round obtient la note de dix (10) points et le perdant obtient huit (8) points (10:8).

 

  • Le vainqueur d’un round où l’adversaire a été compté une fois obtient la note de dix (10) points et le perdant obtient huit (8) points (10:8).

 

  • Le vainqueur d’un round qui domine largement, où l’adversaire a été compté une fois dans le round obtient dix (10) points et le perdant obtient sept (7) points (10:7).

 

  • Le vainqueur d’un round où l’adversaire a été compté deux fois obtient la note de dix (10) points et le perdant obtient la note de sept (7) points (10 :7).

 

  • Les boxeurs ayant reçu un avertissement perdent un point dans ce round.

 

Règle 15. Fautes

Le boxeur qui se comporte intentionnellement des façons décrites ci-après est considéré comme fautif :

  • Mordre, piquer les yeux, cracher sur l’adversaire, tirer la langue pour faire des grimaces, mettre un coup de tête ou toute action similaire.

 

  • Jeter, tordre le dos, verrouiller le bras de son adversaire, utiliser des techniques de Judo ou de lutte.

 

  • Frapper ou tomber sur un adversaire qui a chuté ou qui se relève. Saisir les cordes pour s’aider à frapper son adversaire ou pour toutes autres fins.

 

  • Utiliser des attitudes provocantes durant le combat.

 

  • Désobéir aux commandements de l’arbitre.

 

  • Donner un coup de genou à l’aine. Pour de telles transgressions, l’arbitre a le droit d’accorder un temps de récupération, pas plus long que cinq (5) minutes. Si le boxeur ayant reçu le coup de genoux refuse de continuer, l’arbitre doit le déclarer comme perdant ou « sans décision ».

 

  • Attraper la jambe de l’adversaire et le pousser de plus de deux (2) pas sans utiliser d’armes. L’arbitre doit ordonner au boxeur d’arrêter et doit lui faire une remarque. Après deux remarques, l’arbitre doit prononcer un avertissement.

 

  • Si un boxeur tombe volontairement au sol après que la jambe avec laquelle il donne un coup de pied a été saisie. On considère qu’il essaye de prendre le dessus sur son adversaire et l’arbitre doit lui faire une remarque. Si le boxeur répète l’action alors que l’arbitre lui a déjà fait deux remarques, il doit recevoir un avertissement.

 

  • Lorsque les deux boxeurs tombent hors du ring et que l’un ou l’autre des boxeurs tente de retarder le retour dans le ring.

 

  • Utiliser les substances interdites officiellement mentionnées par la WADA.

 

  • Enfreindre n’importe quelle règle.

 

Règle 16. Comptage.

Un boxeur est considéré sonné lorsque qu’il est dans l’un des états décrits ci-après :

  • Une partie du corps, autre que les pieds, touche le sol.

 

  • Il se tient, se penche, ou s’assied sur les cordes du ring.

 

  • Une partie de son corps, ou son corps entier, est hors des cordes.

 

  • Après un coup dur, il n’est pas tombé et n’est pas couché sur les cordes, mais il est dans un état de semi conscience et ne peut, selon l’arbitre, continuer le round.

 

  • Lorsqu’un boxeur sonné parvient à se relever et est prêt à continuer le combat avant que l’arbitre n’ait compté jusqu’à « แปด» (PAD) ou huit (8). Même si le boxeur s’est relevé avant la fin du décompte, l’arbitre doit continuer le compte jusqu’à « แปด » huit (8) avant d’ordonner « ชก » (CHOK) ou « combattez ».

 

  • Si le boxeur sonné est prêt à continuer avant le compte de « สิบ» ou dix (10), mais qu’il tombe à nouveau sans avoir pris de nouveau coup. Dans un tel cas, l’arbitre continue à compter à partir du nombre auquel il s’était arrêté.

 

  • Dans le cas où l’arbitre a compté jusqu’à « สิบ» dix (10), le combat doit être considéré comme terminé. Dans un tel cas, l’arbitre doit déclarer que le boxeur sonné a perdu le combat par « hors combat ».

 

  • Dans le cas où les deux boxeurs tombent au sol en même temps, l’arbitre doit procéder au compte et doit continuer de compter tant qu’il y a un des boxeurs au sol. Si les deux boxeurs ne parviennent pas à se relever avant qu’il n’ait compté « สิบ» dix (10), l’arbitre doit déclarer un « nul ». Dans le cas où les boxeurs sont en train d’essayer de se relever, mais ont leurs bras ou leurs jambes emmêlés, ou qu’un des boxeurs est sur l’autre, l’arbitre doit arrêter le compte et les séparer. Il doit ensuite continuer son compte si l’un des boxeurs est encore au sol.

 

  • Lorsqu’un boxeur est sonné, l’arbitre doit attendre une (1) seconde avant de commencer à compter à voix haute de un à dix avec des intervalles d’une seconde. Pendant le compte, l’arbitre doit montrer un signe des mains pour chaque seconde pour informer le boxeur du nombre du compte.

 

  • Si un boxeur n’est pas prêt à continuer le combat après l’intervalle de repos entre les rounds, l’arbitre doit compter, sauf si cela est dû à un problème de tenue.

 

Règle 17. Médecin.

  • Le médecin doit être présent à une place désignée durant toute la compétition jusqu’à la fin du dernier combat. Voici les devoirs du médecin :

 

  • Vérifier la condition physique des boxeurs avant la pesée pour certifier que les boxeurs sont en bonne forme et en bonne santé, sans aucune maladie interdite ou maux tel que spécifié dans le Boxer’s Book.

 

  • Donner des conseils et des suggestions à l’arbitre, sur demande.

 

  • S’occuper d’un boxeur inconscient pendant un combat. Seul le médecin a la permission d’entrer dans l’enceinte du ring. D’autres personnes peuvent y entrer mais seulement si le médecin a besoin d’un soutien particulier.

 

  • Porter assistance médicale au boxeur hors-combat en vérifiant avec soin le traitement à prodiguer sur place.

 

  • Diagnostiquer les boxeurs après leurs combats pour les informer de leur période de repos avant qu’ils puissent de nouveau combattre selon les règles suivantes :

 

  • Après un combat de cinq rounds, les boxeurs doivent se reposer au moins vingt-et-un (21) jours avant de pouvoir combattre de nouveau.

 

  • Le vainqueur en un round doit se reposer au moins sept (7) jours.

 

  • Le gagnant d’un combat de trois rounds doit se reposer au moins quatorze (14) jours.

 

  • Le perdant par hors-combat ou hors-combat technique doit se reposer au moins trente (30) jours. En cas de défaite par hors-combat ou hors-combat technique à cause de deux (2) coups consécutifs à la tête, le boxeur doit se reposer au moins quatre-vingt-dix (90) jours et doit ensuite obtenir un certificat médical pour pouvoir reprendre la compétition.

 

Règle 18. Drogues et substances interdites.

  • Il est interdit de laisser le boxeur utiliser des drogues ou des substances chimiques, qui ne font pas partie du régime alimentaire habituel des boxeurs.

 

  • Il est possible d’utiliser des produits d’anesthésie locale, mais seulement avec l’aval du médecin de ring.

 

  • Les substances interdites pour les boxeurs sont classées conformément avec la liste des substances interdites par la WADA.

 

  • Un boxeur qui utilise des substances interdites, ou la personne qui donne au boxeur une substance interdite, doit être sanctionné par le conseil exécutif de la WMC.

 

  • Un boxeur ou un officiel qui enfreint la règlementation sur les drogues ou substances interdites doit être sanctionné et interdit de tout combat ou participation dans une activité de Muay Thaï pour un laps de temps décidé par le conseil exécutif de la WMC.

 

  • Un boxeur qui refuse de se soumettre à un contrôle médical après un combat sera interdit de tout combat. Tout officiel qui encourage le boxeur à commettre une telle faute sera interdit de compétition.

Règle 19. Compétitions nationales et internationales officialisées par la WMC.

  • Le règlement, tel que décrit dans ce document, doit s’appliquer à toutes les compétions nationales et internationales de Muay Thaï officialisées par la WMC.

 

  • Tous les tournois internationaux, championnats et titres mondiaux WMC doivent recevoir l’autorisation officielle du bureau exécutif de la WMC avant la compétition.

 

Règle 20. Interprétation des règles non évoquées.

Dans le cas d’éventuelles complications non prévues par le règlement de la WMC, la décision finale est du ressort de l’arbitre, ou du superviseur.